Conseils et outils / Manger en toute sécurité

Nos aliments sont-ils sécuritaires?

Contamination alimentaire. Derrière ces deux mots se cache la peur du consommateur. Et pour cause. En 2008, la listériose au Canada cause le décès de 23 personnes et impacte sérieusement la santé de 57 autres. En 2011, l’E. coli fait 50 morts et intoxique 4300 Européens. Même si l’éclosion de maladies d’origine alimentaire est rare, la vigilance reste de mise.

En 2009, la salubrité et la qualité des aliments arrivaient au premier rang des priorités des Québécois concernant le secteur alimentaire, devant les préoccupations environnementales. Mais savez-vous d’où vient ce que l’on mange?

Surveiller les importations

Au Québec, environ 46 % des produits alimentaires consommés sont importés. Et, si les achats en provenance du reste du Canada représentent 24,1 % du total, la part des importations internationales — principalement de l’Union européenne et des États-Unis — s’élève à 21,7 %. Au niveau national, les importations de produits agricoles et agroalimentaires proviennent des États-Unis pour 61,4 %. L’Union européenne suit avec 12,7 % (chiffres 2010). Dans ces importations, les fruits et légumes sont à l’honneur: ils représentent plus du quart des produits importés (28,3 %).

Mais attention, qui dit importation, dit contrôle. Au fédéral, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est responsable des aliments qui voyagent entre les provinces et des aliments importés et exportés. Elle mène des campagnes d’échantillons aléatoires, des vérifications de produits après l’arrivée aux douanes ou au détail dans les commerces. Le Canada s’assure aussi que ses partenaires commerciaux ont des systèmes de salubrité des aliments conformes à ses exigences. En cas de non-conformité, l’ACIA peut procéder à un rappel de produit ou entamer des poursuites judiciaires.

De l’intérieur

Au Québec, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation surveille les aliments produits et commercialisés à l’intérieur de ses frontières. Certaines grandes villes, comme Montréal, exercent aussi leurs propres responsabilités. En règle générale, les systèmes agricole et agroalimentaire canadien et québécois sont considérés sécuritaires tant du point de vue de la production, de la transformation que
de l’importation des denrées.

Néanmoins, tout n’est pas parfait. Selon une enquête menée dans 17 pays et publiée en 2010 par l’Université de Régina en Saskatchewan, le Canada figure en tête de liste pour les rappels de produits alimentaires, ainsi que pour la communication avec les consommateurs, mais le pays tombe au 15e rang pour la traçabilité.

Points faibles

Dans le Canadian Medical Association Journal en 2010, des chercheurs estiment que le système canadien d’inspection des aliments est trop réactif. Comprendre ici qu’il faudrait mieux miser sur la prévention. Selon eux, la multiplication des niveaux d’intervention (fédéral, provincial, municipal) entraîne confusion et inefficacité, chaque palier appliquant ses propres critères d’évaluation, de gestion et de communication des risques. Quant au secteur privé, il n’est pas épargné: les chercheurs indiquent que les entreprises de transformation alimentaire n’en font pas assez au chapitre de la prévention des intoxications alimentaires.

Pour manger en toute sécurité, branchez-vous à l’adresse suivante: www.protegez-vous.ca.

 

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5 commentaires

  1. Réjean
    27 juin 2013

    J’aimerais apporter à votre attention le fait que vos magasins ne respectent pas tous les points énumérés dans cette article.

    Je suis de la région de Rivière du Loup et il arrive régulièrement qu’au IGA de Riviêre du Loup que les produits de boucheries, poissonneries et les produits laitiers soient, même s’ils sont dans les comptoirs, passés date ou si vous préférez que la date de péremption soit dépassée mais toujours dans le comptoirs.

    Pour vous données quelques exemples :

    Novembre 2012, les poitrines de poulet emballées dans une barquette sentaient tellement mauvais que même après été se laver les mains à la salle de bains l’odeur persistait toujours.

    Noel 2012, en prenant nos produits laitiers j’ai remarqué qu’il y avait plusieurs produits dont la date de péremption était passée et ce depuis plusieurs jours et même dans le cas du yogourt Liberté au Moka la date était de plus de 2 semaines passée. Après en avoir fait la remarque au gérant et à la propriétaire aucune action n’a été prise sur le champ en nous disant que la rotation avait été faite la semaine avant.

    Régulièrement, le lait au chocolat Québon ainsi que d’autres produits sont en comptoir mais la date de péremption est dépassée ou se termine le jour même. Pour vous donner un exemple, aujourd’hui soit le 27 juin 2013 à 11h30 je suis allé faire notre épicerie hebdomadaire, et le lait au chocolat Québon en format de 2 litres avait comme date de péremption le 27 juin 2013 doit t’on penser qu’il faut boire le 2 litres avant minuit.

    Ayant une boulangerie j’ai dû suivre la formation Hygiène et salubrité du MAPAQ et il est pourtant très clair dans cette formation qu’un magasin comme celui de Rivière du Loup à l’obligation de former ces employés pour les bonnes marches à suivre pour la propreté. Pourtant régulièrement nous voyons des employés manipuler les aliments non emballés sans toutefois s’être muni de gants jetables ou bien de s’être laver les mains au préalable. Pour encore une fois vous donner une exemple, aujourd’hui lors de notre visite au coin boulangerie nous avons demandé à avoir 3 baquettes Ciabata congelé de la compagnie Pain Doré, le commis qui était en train de placer les boites et autres articles sur le placer est aller chercher dans le congélateur les 3 baguettes de pain sans toutefois se laver les mains ou mettre de gants protecteurs et les a emballés devant nous.

    Je crois sincèrement que ce IGA ne reflète pas le type normal de service qu’IGA donne en général mais malheureusement rien n’est fait de la part de la direction de ce IGA pour que tout soit conforme côté hygiène.

    • marie-claude.jerome
      27 juin 2013

      Merci pour vos commentaires, je vais les faire suivre à l’instant au magasin concerné et je vous en redonne des nouvelles.

      Merci,

      Marie-Claude

      • Réjean
        27 juin 2013

        Merci de prendre le temps de me lire et d’y avoir répondu, mais c’est penne perdu de communiquer avec la directrice générale du magasin elle est au courant de la situation et ne fait rien pour améliorer la situation.

        Les problèmes mentionnés dans le premier commentaire ont tous été porté à son attention et elle a eu le commentaire que c’était nous qui laissait les produits se perdre dans notre frigo.

        Pourtant quand les produits sont dans les frigos du IGA ce n’est surement pas nous qui les laissons passé date.

        Réjean

  2. Stéphan
    27 nov 2014

    Apparemment même si la date est bonne elle ne veut rien dire.

    • Audrée
      28 nov 2014

      Bonjour Stéphan, il s’agit de cas isolés et nous prenons la situation très au sérieux. Sachez que cette mauvaise pratique n’est pas le reflet de notre industrie, encore moins de notre réseau. Bien que la pratique de réemballer des produits de viande soit permise, celle de modifier la date sur l’étiquette est totalement inacceptable. Ce type de pratique n’est pas et ne sera jamais toléré par notre entreprise. Nos pratiques de réemballage se limitent aux situations permises par la loi. Des mesures concrètes ont été mises en place dans tous nos magasins IGA.

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